Portrait de Louise, admise à l’Ecole Nationale de Danse de Marseille 

Dans le cadre de notre série de portraits d’élèves, on vous propose aujourd’hui de découvrir Louise TRYKOWSKI, 13 ans, passionnée de danse classique, qui va intégrer l’Ecole Nationale de Danse de Marseille après être passée par notre Conservatoire 

A quel âge as-tu commencé la danse et quel est ton parcours au sein du Conservatoire ?

J’ai commencé à l’âge de 4 ans, au Conservatoire de musique et de danse du Tarn, site de Castres, en classe d’éveil, où l’on faisait de la musique et de la danse. Puis j’ai débuté la danse classique et contemporaine à l’âge de 7 ans. J’ai aussi fait une année de danse jazz. Cette année, j’avais 13h de danse par semaine en moyenne, en majorité de la danse classique. Mes professeurs au Conservatoire étaient Marion Cavaillé en danse classique et Nathalie Foulquier en danse contemporaine. J’ai aussi pris des cours à l’antenne de l’Albigeois avec le professeur Patrice Paoli.

Outre les cours au Conservatoire, fais-tu de la danse à d’autres occasions ?

Oui, j’en fait pendant des stages. En février notamment, le Conservatoire organise chaque année un stage d’une semaine à Albi. J’assiste également à des stages de danse au centre de danse James Carles, au pôle national supérieur de danse de Cannes, à l’école nationale de danse de Marseille, et à l’école de danse Line-Jenny Neel à Albi.
Cette année et l’an dernier, j’ai suivi des cours à Toulouse, à l’école La Salle avec Minh Pham comme professeur le vendredi et le samedi.

Qu’est-ce-qui t’a donné envie de faire de la danse en niveau semi-professionnel ?

Au début j’en faisais par plaisir, puis en troisième année de cycle I (au bout de 3 ans de pratique de la danse), à l’âge de 9 ans, j’ai participé à un stage de danse classique organisé par Marion Cavaillé avec des élèves plus grandes, où l’on a travaillé la variation de L’Oiseau de feu. Les voir danser m’a extrêmement intéressée, m’a permis de me projeter et m’a donné envie de devenir danseuse professionnelle.

Pourquoi la danse classique ?

Je trouve cette discipline très belle, élégante, gracieuse, structurée, elle permet de valoriser sa régularité et son sérieux dans le travail, tout en demandant une fibre artistique. Mais j’aime aussi beaucoup le contemporain, cette esthétique me plaît d’ailleurs de plus en plus, car elle me permet de trouver des moments où je suis plus relâchée, moins tenue, plus dans l’exploration du mouvement.

Que t’a apporté le Conservatoire de musique et de danse du Tarn ?

Le Conservatoire m’a fait découvrir la danse, dès l’éveil. Il m’a donné envie de faire de la danse, m’a permis de suivre des cours avec des élèves en niveaux supérieurs. Il m’a aussi donné l’opportunité de rencontrer différents professeurs, de faire des stages, d’y rencontrer des personnes inspirantes (danseurs, professeurs, autres stagiaires), de me confronter à différentes façons d’enseigner la danse. Il m’a finalement initié à l’art.

Qu’est-ce-que la danse t’a apporté ?

Elle m’a permis de m’épanouir, de trouver une autre façon de m’exprimer, de transmettre des émotions. Elle m’a permis de découvrir de nouvelles choses, de me faire plaisir, d’avoir un objectif.

As-tu un chorégraphe que tu affectionnes particulièrement ?

William Forsythe, qui casse les codes de la danse classique : ses chorégraphies sont sur pointes, mais il explore le mouvement, propose un travail intéressant de déhanché.

A la rentrée, tu vas intégrer l’école nationale de danse de Marseille, comment s’est passée ton audition pour intégrer cette école ?

Je suis passée devant un jury de 3 personnes. J’ai été évaluée en classique, contemporain et j’ai eu entretien. En classique, j’ai suivi un cours composé d’exercices à la barre, au centre et sur pointes. En contemporain, j’ai aussi suivi des exercices, puis j’ai proposé une improvisation.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’attend ?

Cette école est en partenariat avec les Ballets de Marseille. On partage les studios des danseurs professionnels. Durant ma formation, je vais faire autant d’heures de classique que de contemporain, environ 25 h par semaine. Je suivrai un cursus scolaire adapté : le matin j’irai au collège et l’après-midi j’aurai une navette qui m’amènera en cours de danse. Je serai logée en famille d’accueil.

Comment vois-tu ton avenir ?

Plus tard, j’aimerais être danseuse professionnelle en classique et néoclassique. Néanmoins, j’hésite encore avec une carrière en danse contemporaine. Peut-être serai-je danseuse dans une compagnie à la fois classique et contemporaine.

Quels conseils aimerais-tu donner à une petite fille ou un petit garçon qui souhaite arpenter ton chemin ?

De travailler avec régularité et de faire ce qui lui plaît. Si ce qu’il.elle fait lui plait énormément, il.elle va y arriver. Il faut beaucoup de travail et aimer ce qu’on fait.